j’ai longtemps pourchassé le plaisir
longtemps couru
j’ai longtemps attendu de la vie
ce qu’elle n’a
ce qu’elle ne peut jamais m’offrir
j’ai attendu
j’ai souvent cru que la joie était
là toute proche
qu’il suffirait de le vouloir et
tendre les mains

si elles se promenaient près de moi
me souriaient
si la foule vibrait de musiques
de cris de joie
il semblait que le ciel s’entrouvrait
il semblait que
le plaisir pouvait prendre existence
prendre chair qu’il
suffisait d’embrasser d’enlacer
prendre l’amour

rire et cependant trop souvent j’ai
baissé les bras