dans le bercement mou du train envahi
de lourde
lassitude morne hébétée lassitude
songeant
dans ce bercement trompeur je regardais
derrière
moi et rien ne me parut important seul
le temps
a passé effaçant la cohue des heures
le temps

a changé tous mes actes en un magma mou
boueux
comme si rien jamais ne s’était passé
comme une
longue suite confuse d’actes manqués de
déboires
poursuite apeurée d’un temps qui fuit comme
si l’on
n’avait jamais vécu existé agi
sans nulle

autre perspective que le bercement
d’un train