cerné
par l’odeur fade anonyme de la chambre
obscure
rideaux tirés j’écoutais les allées les
venues
dans les couloirs des personnes inconnues
des cris
des disputes passaient au travers des murs
des bruits
de ville au loin de la gare venaient comme

si tout
cela m’était étranger comme la bande
sonore
d’un film dont les images seraient brûlées
la chambre
sordide m’était un écrin protecteur
un monde
où rien jamais ne change tout à fait le
sagesse
était de rester là dormir pourtant

un jour
malgré moi quelqu’un viendrait ouvrir ma porte