il y avait
des étoiles des étoiles en nombre
infini et
c’était absurde à crier absurde
cette beauté
c’était d’une absurdité hostile
comme si la
nuit voulait me remettre à ma place
et les étoiles
dessinaient le vide de ma vie
 
je désirais
que le jour se lève j’avais hâte
que le soleil
gommât toute cette plénitude
je pensai qu’au
moment où les étoiles mourraient
je serais là
dans la rue quand toutes ces étoiles
disparaîtraient
je serais là me retrouverais
 
je craignais moins
pourtant le ciel étoilé que l’aube