30 septembre 2013

la parole (2)

  je savais l’inutilité des échanges c’était une fatalité comme si les mots eux-mêmes étaient pleins d’erreurs ne disaient qu’ambigu mensonge on essayait cependant quelquefois des paroles désespérant vaguement d’y sceller un accord je la regardais me demandant si elle savait si elle aussi enfermait l’avenir dans ses phrases devant l’évidence il fallait déchanter parler ne pouvait plus jamais nous servir à rien sinon à donner force à notre incompréhension totale tout mot conduisait à un définitif silence    
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01 mai 2013

le dimanche (3)

  c’était une soirée de dimanche ce jour-là il faisait chaud il n’y avait plus d’air la chaleur moite et le temps pesaient lourd comme gangues ce jour-là on implorait l’orage on suppliait ce trou bleu du ciel d’où il viendrait dramatisant notre silence il faisait chaud il n’y avait pas d’air on savait que rien jamais ne serait plus pareil que ce jour-là donnait un ébranlement au temps il faisait chaud on savait proche alors la venue d’un orage on le redoutait le désirait on se regardait la chaleur moite le temps pesaient on se... [Lire la suite]
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03 mars 2013

le dimanche (2)

  c’était une soirée de dimanche ce jour là il faisait chaud il n’y avait plus d’air la chaleur moite le temps pesaient lourds comme l’espoir on implorait l’orage on suppliait ce trou bleu du ciel d’où il viendrait dramatisant notre silence il faisait chaud il n’y avait pas d’air on savait que jamais rien ne serait plus pareil que ce jour donnait un ébranlement au temps il faisait chaud on savait proche la venue de l’orage on la craignait le redoutait tous on la désirait l’attendait la chaleur moite et le temps pesaient on se... [Lire la suite]
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08 février 2013

la course

  la forêt était déserte fermée j’ignorais son silence j’y entrai en courant mais cessai vite de courir m’efforçant d’apercevoir à travers les feuillages denses un ciel qui devrait être bleu infini immensément bleu et je n’en voyais que d’infimes parcelles je courrais jusqu’à la perte des sens toutes les cellules de mon torse étaient une origine de douleur irradiante il me fallait cependant courir comme si de cette souffrance devait naître l’incertitude d’un calme nouveau je fuyais comme pour dans cette fuite me perdre  
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